<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>BLACK OUT DE NUITS SANS R&#xca;VES</title><link>http://slowmotion.canalblog.com/</link><description>souvenirs sur presque rien - un blog fait par un mec qui aime pas les blogs. Ah ben bravo.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 05:13:01 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title></title><dc:creator>slowmotion</dc:creator><link>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/11/03/15670839.html</link><comments>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/11/03/15670839.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://slowmotion.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15670839/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/11/03/15670839.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;c&apos;est assez affreux parfois de regarder par la fen&#xea;tre de son monde&lt;br /&gt; et de voir ses envies dans un cadre&lt;br /&gt; s&apos;arr&#xea;ter &#xe0; une ligne fixe&lt;br /&gt; d&apos;ouvrir un livre et de voir sa gueule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;se terrer sous un coussin et se prendre pour une souris&lt;br /&gt; sauf qu&apos;on peut pas ronger le mur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; plus j&apos;avance et plus je me dis&lt;br /&gt; que j&apos;aurais aim&#xe9; ne pas avoir de pattes&lt;br /&gt; pour me mentir moins souvent&lt;br /&gt; que mes semaines ressemblent &#xe0; des apn&#xe9;es&lt;br /&gt; sauf que y a pas de record &#xe0; battre&lt;br /&gt; j&apos;peux m&#xea;me jouer avec moi&lt;br /&gt; parce que l&apos;autre c&apos;est moi&lt;br /&gt; et je change de couleur&lt;br /&gt; en tombant sur mes v&#xea;tements&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; le miroir est toujours le m&#xea;me&lt;br /&gt; t&apos;aurais voulu qu&apos;il change avant toi&lt;br /&gt; qu&apos;il te donne un coup de pouce&lt;br /&gt; un petit clin d&apos;œil en forme de fissure&lt;br /&gt; quand tout ce que tu dis ne forme que de la bu&#xe9;e&lt;br /&gt; et que tu comprend que tu ne laisse rien&lt;br /&gt; et que &#xe7;a, personne n&apos;y peut rien&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Nov 2009 17:12:04 GMT</pubDate></item><item><title>33 - la lune au fond de mon vide</title><dc:creator>slowmotion</dc:creator><link>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/10/30/15619725.html</link><category>chroniques ordinaires</category><comments>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/10/30/15619725.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://slowmotion.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15619725/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/10/30/15619725.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait des nuits de lune sans lumi&#xe8;re. Les pas cr&#xe9;pitaient sur les trottoirs avec l&apos;&#xe9;cho des &#xe9;clats de rire ou les hoquets des passants &#xe9;m&#xe9;ch&#xe9;s. Parfois un mec allait chuter sur la voie pav&#xe9;e de la route, ou bien vomir sur un capot. Quand on passait le matin la rue semblait avoir la gueule de bois. On y trouvait des bouteilles vides, des canettes, des tessons, ainsi que des dents brillant sur le marbre terne des devantures, les soirs o&#xf9; y avait foot. Plus important que les matchs eux-m&#xea;me, la prolongation se joue souvent devant les bars, au carrefour d&apos;une avenue d&#xe9;serte pass&#xe9; minuit. Un peu comme celle o&#xf9; Tim venait vider son angoisse. Un type pas clair, au regard irr&#xe9;m&#xe9;diablement torve qui vous foutait les jetons en m&#xea;me temps qu&apos;une sourde envie d&apos;aller pisse ailleurs. Il se tenait toujours pr&#xe8;s de la porte des chiottes, parce qu&apos;il tenait pas l&apos;alcool malgr&#xe9; sa carrure de boxeur poids-lourd. C&apos;&#xe9;tait sa grande timidit&#xe9; sur la vie, sa gerbe, il pouvait pas la montrer &#xe0; n&apos;importe qui. Il l&apos;&#xe9;vacuait illico dans les chiottes, au premier frisson, le reflux de vomi qui tire l&apos;alarme et brouille le regard, si bien qu&apos;on ignore si nos yeux nagent bel et bien dans un liquide lacrymal ou acide. Il appelait &#xe7;a avoir les yeux au fond du ventre. C&apos;est pour &#xe7;a qu&apos;il montrait rien de son s&#xe9;same, Tim, il avait l&apos;apanage sur le contenu de son bide. Il assumait bien le statut de sa gerbe, pour lui c&apos;&#xe9;tait naturellement quelque chose de visc&#xe9;ral, au sens propre et au figur&#xe9;, et on balance pas n&apos;importe o&#xf9; ce avec quoi on fait corps. C&apos;&#xe9;tait une pudeur du sentiment, dans un rade paum&#xe9; apr&#xe8;s minuit quand les riverains se branlent sur du porno &#xe0; paillettes et que les gros bras des boite de nuit commencent &#xe0; trier. Pos&#xe9; l&#xe0; devant sa porte des chiottes comme un videur, il fa&#xe7;onnait lentement dans son acide sa prochaine production aigre, en sirotant de la bi&#xe8;re &#xe0; la vodka, introduction tranquille &#xe0; une nuit de bouillie o&#xf9; toute mati&#xe8;re redevient humble pour accueillir la masse des hommes dans un lit, sur une chaise vermoulue, sur la chauss&#xe9;e impavide, le ventre au-dehors, le dos plaqu&#xe9;, et les yeux us&#xe9;s, comptant dans sa t&#xea;te ce qu&apos;il y a compter pour acc&#xe9;l&#xe9;rer l&apos;hypnose du corps qui ne tient plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;&#xe9;cran jactait plus, le match avait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;cevant comme toujours, pour valider un peu d&apos;orgueil, remuer un peu de passion factice. Un gros malabar en blouson de cuir s&apos;est lev&#xe9; &#xe0; l&apos;annonce des r&#xe9;sultats pour beugler un juron incompr&#xe9;hensible &#xe0; la face de l&apos;arbitre, qui n&apos;a pas r&#xe9;agi. C&apos;&#xe9;tait que 22h30, une heure prosp&#xe8;re et plut&#xf4;t tranquille o&#xf9; l&apos;on ne rencontre que les plus t&#xe9;m&#xe9;raires, les plus insoumis. Au coin pris&#xe9; de Tim, ce tabouret incommodant pr&#xe8;s des toilettes, jasaient un groupe de merdeux qui sous leurs m&#xe8;ches aberrantes parlaient politique avec une v&#xe9;h&#xe9;mence polic&#xe9;e. Il faudrait attendre minuit pour que les opinions battent en retraite vers le lit r&#xe9;parateur de conviction. Les piliers de bar ne calculaient pas les jacasseurs adolescent. Fallait un m&#xe9;rite que seul donne l&apos;&#xe2;ge pour pr&#xe9;tendre &#xe0; l&apos;aigreur qui pourfend, au crachat qui ne porte pas loin mais retombe avec grand bruit. Un trio d&apos;irr&#xe9;ductibles tenaient ce r&#xf4;le d&apos;arch&#xe9;type, avec tellement d&apos;aisance et si peu de calcul qu&apos;on n&apos;aurait su les re-diviser. Ils formaient un genre d&apos;entit&#xe9; tric&#xe9;phale propre &#xe0; ce coin reclus de la ville, un cerb&#xe8;re de l&apos;imaginaire ivre-mort. Tim faisait pas plus attention &#xe0; cette attraction qu&apos;au match. Pench&#xe9; sur son cocktail amer, il contemplait d&apos;un regard lunaire les bulles remonter dans le verre. Il &#xe9;tait comme &#xe7;a, il disait. A force de trop trainer &#xe0; l&apos;air libre sans emploi ni mission il avait fini par perdre ses bulles. C&apos;&#xe9;tait son id&#xe9;e fixe, il se voyait buller sur un comptoir for&#xe7;ant l&apos;admiration d&apos;ivrognes bavards et d&apos;un barman inutile jusqu&apos;&#xe0; ce que le temps lui fasse un coup de pute qui le laisse handicap&#xe9;, insipide et sans valeur. Tout juste un excitant vaguement alcoolis&#xe9; qu&apos;on s&apos;enfile pour relancer un brin les vapeurs festive. Tim avait jamais trich&#xe9; avec la vie, c&apos;&#xe9;tait la vie qui l&apos;avait pip&#xe9;. Il avait tout de l&apos;œuvre d&apos;art salement burin&#xe9;, ouvrag&#xe9; de la nature et des civilisations, colosse de rade &#xe0; faire fr&#xe9;mir les cartes postales ringardes des quartiers taciturnes. Mais tout chef-d&apos;œuvre qu&apos;il &#xe9;tait, Tim, il ne valait gu&#xe8;re plus qu&apos;une attraction de f&#xea;te foraine, un petit divertissement de fin de semaine dans un coin qu&apos;il ne d&#xe9;laisse jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait sentir que pour le vieux Richard, barbu incolore porteur de lunettes rondes, Tim valait bien plus qu&apos;une carte bien fournie dans les meilleurs liqueurs. Le simple fait d&apos;accueillir dans son commerce minable une carcasse marqu&#xe9;e comme celle de Tim suscitait l&apos;envie un peu apathique des autres bars. C&apos;&#xe9;tait pas ce qui manquait dans cette rue, on en comptait au moins une demie-douzaine, comme des balises sur une voie interminable, des lumi&#xe8;res insistantes pour rappeler &#xe0; l&apos;innocent qu&apos;autour de sa conscience tranquille p&#xe8;se le poids de mille cadavres qu&apos;il ne regardera jamais. Des corps raidis par un instinct de survie d&#xe9;j&#xe0; plus proche du suicide que de la raison, brillant et &#xe9;carlate au-del&#xe0; des pr&#xe9;tentions d&apos;un riverain innocent, exsangue lui dans sa fr&#xe9;quentation complice des codes qui l&apos;ont verrouill&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond du verre un r&#xe9;sidus de sucre se cristallisait sur la pulpe d&apos;un citron, irisant sa courbe molle d&apos;une couronne &#xe0; faire sourire un squelette. Un rituel &#xe0; la limite de la parodie, parce que rembobin&#xe9; trop de fois. Tim avalait son verre en fermant les yeux pour ne plus croire le mensonge de la couronne et du squelette. Quand le vertige &#xe9;tait trop fort, toute honte bue, il frappait avec vigueur sur la porte des chiottes en r&#xe9;primant un grand cri qui fuyait par sa sueur et qui disait &amp;quot;A L&apos;AIDE A L&apos;AIDE.&amp;quot; Alors la porte des chiottes finirait par s&apos;ouvrir sous l&apos;urgence de son gardien, et il irait s&apos;y retrancher pour ne plus voir l&apos;int&#xe9;rieur de ses tripes ni les couches superficielles de mati&#xe8;res pourries s&apos;&#xe9;talant de sa gorge jusqu&apos;&#xe0; ses intestins, ni le fl&#xe9;tris de son foie, ni les serrements de sa bonne conscience ivre, ni la douleur aigu&#xeb; plant&#xe9; dans l&apos;os depuis des ann&#xe9;es du m&#xea;me cycle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combat est toujours le m&#xea;me et il se joue toujours seul, entre la porte et la grande rue bouffante que l&apos;hiver approvisionne en froid pour mieux gercer les complaintes. Les mots gais des nouveaux venus se g&#xe8;lent une fois sortie de leur bouche et puis s&apos;&#xe9;crase au sol comme un œuf, sauf que ce sont des coquilles vides qui ne nourrissent rien, pas m&#xea;me les bonnes histoires. Les anecdotes glissent pendant que Tim gerbe. Au fond les mots sont tous complices puisqu&apos;ils ne racontent rien mais avalent tout. Et les gens parlent, m&#xe2;chent la substance et avalent le vide qu&apos;ils iront vomir ailleurs, partout o&#xf9; un autre pourra regarder. Et ils se passeront ainsi leur vomi jusqu&apos;&#xe0; en devenir saoul, et Tim regarde au fond de la cuvette et lit le fin mot de l&apos;histoire, qui n&apos;en aura jamais. Le point final &#xe9;choue toujours aux chiottes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier l&apos;ambulance est venue chercher Tim. C&apos;&#xe9;tait &#xe0; peu pr&#xe8;s 3h00 du matin, une heure trouble que l&apos;un pr&#xea;te au matin et l&apos;autre au soir. Le m&#xe9;decin-l&#xe9;giste a d&#xe9;clar&#xe9; que Tim &#xe9;tait d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9; aux alentours de 2h35, donc au matin. C&apos;est important de noter une date. Forc&#xe9;ment il y a eu des regards interlopes, vaguement ironique, tous pr&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;s par une pens&#xe9;e morbide pour les chiottes qu&apos;abandonnait leur ancien ma&#xee;tre. Il y a eu une grande f&#xea;te le soir-m&#xea;me, en la m&#xe9;moire d&apos;un individu mort de plus au fond de son verre. Un jeunot nomm&#xe9; Antoine, venu ce soir pour f&#xea;ter sa majorit&#xe9;, a fini par baptiser les chiottes de son vomi pub&#xe8;re. Sous les regards p&#xe9;tillant du cerb&#xe8;re et de Richard, on a d&#xe9;sign&#xe9; le jeunot comme nouveau gardien des chiottes. Il a bien rigol&#xe9; de cet hommage original. Il n&apos;est jamais revenu.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 30 Oct 2009 11:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>32 - Menu menuet &#xe0; l&apos;aube naissante</title><dc:creator>slowmotion</dc:creator><link>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/08/24/14831692.html</link><category>chroniques ordinaires</category><comments>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/08/24/14831692.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://slowmotion.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14831692/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/08/24/14831692.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait la grande enculade au Champ-de-Mars, je me sentais moiti&#xe9; d&apos;&#xe9;pigone, h&#xe9;ritier conqu&#xe9;rant aux buts mystiques, et j&apos;ai saisi Paul par le col de sa redingote s&#xe9;culaire, et l&apos;ai admonest&#xe9; tr&#xe8;s chichement &amp;quot;c&apos;est la grande hyst&#xe9;rie Paul ! taille moi quelques menuets ! les grandes liesses &#xe7;a se joue aux pieds, range donc tes menottes !&amp;quot; Il a rien compris. Faut dire ce qui est, j&apos;&#xe9;tais sublime. &#xc7;a s&apos;improvise pas d&apos;&#xea;tre miraculeux comme &#xe7;a. Faut de la culture. &lt;br /&gt;&amp;quot;Et du vice !&amp;quot; ahanait Paul, sans remords pour son imbitable connerie. C&apos;&#xe9;tait un petit morceau d&apos;homme Paul, fallait pas en exiger trop, le voir se d&#xe9;ambuler tel quel, dans le grand troupeau des hommes c&apos;&#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; beau, Redde Caesari quae sunt Caesaris... Et je lui pris son journal des mains, lui prenant du m&#xea;me coup toute sa superbe vaniteuse contenance de vieil enqu&#xea;teur de films am&#xe9;ricains, vous voyez la sc&#xe8;ne, le brave &#xe9;tait tout d&#xe9;contenanc&#xe9;. &lt;br /&gt;Un tissus opaque, le journal, l&apos;humiliation quotidienne de l&apos;honn&#xea;te individu. L&apos;hypostase pour 20 centimes. Je me sentais tout parcelle devant ce grand monolithe. Je notais juste la date : 2 septembre. 2 septembre et puis quoi ? Et puis le grand turbin, les murs silencieux et les fen&#xea;tres avec vue sur le monde distill&#xe9;, les bancs &#xe9;normes, les bureaux &#xe0; rallonge, les r&#xe9;verb&#xe9;rations aveuglantes partout, la migraine des silences impos&#xe9;s. Je riais jaune. Paul il perdait pas le rythme, son menuet &#xe9;tait parfaitement cisel&#xe9;, &#xe7;a faisait jaser des gens tout gris qu&apos;on aurait cru extrait du journal. &amp;quot;Viens donc faire l&apos;original ailleurs, on est trop &amp;quot;public&amp;quot; ici... &amp;quot;&lt;br /&gt;&amp;quot;-C&apos;est l&apos;extase, Hugues, la vraie ! Je me dandine et j&apos;me marre et &#xe7;a fait marrer...&lt;br /&gt;-T&apos;es riant devant l&apos;ali&#xe9;nation supr&#xea;me, sale con. T&apos;as donc jamais ouvert Guy Debord ?&lt;br /&gt;-Jamais un seul livre, &#xe7;a coupe trop la faim...&amp;quot;&lt;br /&gt;Paul donnait des bonds fr&#xe9;n&#xe9;tiques, il captivait la foule comme de rien. Un vrai chahut. C&apos;&#xe9;tait son penchant patriote, &#xe0; Paul. La cocarde et la danse, &#xe7;a le stup&#xe9;fiait tout de go. Il l&apos;avait mauvaise la Capitale, Paul. Pour lui, c&apos;&#xe9;tait Champ-de-Mars ou rien ! A peine quelques consid&#xe9;rations malpropres pour le P&#xe8;re Lachaise. Les Champs Elys&#xe9;es lui disaient trop rien. &amp;quot;&#xc7;a grouille de macaques.&amp;quot; J&apos;lui tambourinais que sa fi&#xe8;re race p&#xe2;lotte &#xe9;tait tout aussi tarte et d&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;e que ces ethnies qu&apos;il vomissait tant, mais rien que l&apos;id&#xe9;e lui refilait une couche d&apos;ulc&#xe8;res. &amp;quot;T&apos;es qu&apos;un tra&#xee;tre, voil&#xe0; tout.&amp;quot; Sacr&#xe9; Paul, il faisait pas semblant d&apos;&#xea;tre Fran&#xe7;ais. La cocarde, il la d&#xe9;ifiait doublement, pleinement, comme un &#xe9;cu. Il se tenait sur la tranche, retranch&#xe9; dans la placide tol&#xe9;rance forc&#xe9;e, mais en lui bouillait la flamme franchouillarde ! Face, l&apos;amour patriotique, et sur pile, la haine ethno-diff&#xe9;rencialiste. &amp;quot;T&apos;es trop arri&#xe8;re-garde mon petit, j&apos;lui serinais. T&apos;es fran&#xe7;ais rebrochon, tu me fais marrer. T&apos;aimes pas les fritz, mais c&apos;&#xe9;tait bien eux le peuple Franc, qu&apos;&#xe0; fond&#xe9; ta pr&#xe9;tention de patrie pourrie !&amp;quot; J&apos;le rendais triste Paul, il me tenait pour un h&#xe9;r&#xe9;tique. Alors j&apos;lui payais un verre. &#xc7;a noyait l&apos;hostilit&#xe9; aussi sec.&lt;br /&gt;Il avait pas de cœur, pas de go&#xfb;t pour les choses. Il avait l&apos;existence tout entier dans l&apos;intestin gr&#xea;le. &#xc7;a se fermente ainsi, la Patrie : c&apos;est des r&#xe9;gimes alimentaire qui la colmate. Tant que les m&#xe9;t&#xe8;ques ils boufferont pas sa saucisse alsacienne, il copinera pas. Que des tripes, la Patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s&apos;&#xe9;tait retrouv&#xe9; sur Paris pour fuir une amante un peu grasse, toute corset&#xe9;e de bouff&#xe9;es de chaleur. Il voulait la bouffer, Paul, dig&#xe9;rer toute son opulence d&apos;Allemande naturalis&#xe9; Fran&#xe7;aise. Il tenait &#xe7;a pour un genre de mission &#xe9;rotico-patriotique. Il lui a secou&#xe9; le gras donc, et &#xe0; force de la saucer il s&apos;est retrouv&#xe9; avec le menace d&apos;un chiard. Il y croyait pas, le Paul, ce consanguin rat&#xe9;, il pensait que &#xe7;a marchait qu&apos;entre cousins. Et maintenant il fuyait la paternit&#xe9; honteuse, trop accabl&#xe9; du m&#xe9;tissage tabou et des ambitions carri&#xe9;ristes de la Germanique. La famille, il en voulait pas d&apos;autre, il avait la sienne, elle lui suffisait on ne peut mieux. &amp;quot;Elle a qu&apos;&#xe0; ramener son boudin rose &#xe0; Paname, il murmurait sentencieux, j&apos;lui rosserais le gros bide inf&#xe2;me.&amp;quot; Sa fuite me passionnait, je me sentais l&apos;&#xe2;me picaresque quand j&apos;entendais ce grand r&#xe9;cit h&#xe9;ro&#xef;comique. J&apos;&#xe9;tais tout amourach&#xe9; de Paul d&#xe9;sormais, son Sancho Panza devant l&apos;&#xe9;ternit&#xe9;. On formait un dr&#xf4;le de couple, lyrique &#xe0; n&apos;en plus finir, et ce m&#xea;me quand on se barbifiait de caf&#xe9;-cr&#xe8;me &#xe0; la terrasse d&apos;un quelconque bar rempli de cond&#xe9;s, qui nous mataient l&apos;œil torve. L&#xe0;, Paul d&#xe9;voilait son penchant lubrique pour les jambes interminables et zieutait, indiscret formel, les nanas qui d&#xe9;filaient, exhibant gratuitement leur indiff&#xe9;rence enti&#xe8;re &#xe0; notre &#xe9;gard. De voir toutes ses ambitieuses partir d&#xe8;s l&apos;aube se vautrer dans un quelconque bureau &#xe7;a l&apos;excitait dr&#xf4;lement, Paul. Il tenait son entrejambe bossue comme la gaine d&apos;un poignard. Il regrettait d&apos;&#xea;tre pauvre, dans le ciboulot comme dans ses frusques surann&#xe9;es. Il appelait son retard sur le monde &amp;quot;la perte des bonnes valeurs&amp;quot;. C&apos;&#xe9;tait &#xe7;a la petite mort, bien aboutie : Paul avait vingt ans, il s&apos;urbanisait lentement mais son ancien monde le retenait vivement, comme on ficelle un r&#xf4;ti. C&apos;&#xe9;tait un charcutier, un rondouillard au sang chaud tout rempli de certitudes insignifiantes. Il tenait pas face au temps, c&apos;&#xe9;tait fatal, le poids de sa naissance dans des lieux trop isol&#xe9;s le r&#xe9;chauffait de suffisance inutile mais le rendait anachronique, atemporel. Paul c&apos;&#xe9;tait ce qui n&apos;avait plus de raisons d&apos;&#xea;tre, un ringard n&#xe9;, un b&#xe9;b&#xe9; joufflu dont le mal &#xe9;tait le vieux-connisme inn&#xe9;. Il pourrait bander de tout son saoul, ses fantasmes continueraient de passer, les insensibles, sur cet ectoplasme endimanch&#xe9;. &#xc7;a le rendait pas nostalgique pour un sou, Paul, il se rendait bien compte malgr&#xe9; ses carences synaptiques qu&apos;il avait pas de maisons, somme toute. Pour &#xe7;a qu&apos;il aimait danser, &#xe7;a lui donnait des &#xe9;clairs vifs d&apos;existence tangible. Je baillais, las des beaut&#xe9;s fugitives de nos contemplations routini&#xe8;res. Les r&#xea;ves se lassent tout seul ; on entretient pas une r&#xe9;alit&#xe9; avec son seul &#xe9;go, ou alors on se politise et on devient &#xe9;pinards &#xe0; force de beurrer ses utopies dans la graisse du monde. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xca;tre inactif et voyeur me contentait bien, fallait bien tuer le temps d&apos;une mani&#xe8;re ou d&apos;une autre, mais Paul virait &#xe0; l&apos;exsangue &#xe0; force de triquer. Je m&apos;attendais &#xe0; le voir se r&#xe9;vulser comiquement, ou dans le meilleur des cas, se n&#xe9;croser tout &#xe0; fait. Je pourrais alors me faire le biographe de ce charmant oxymore sur pieds, je pensais. Alors untel dirait que mon œuvre a quelque chose de cruellement humain et qu&apos;il en bouleverse les repr&#xe9;sentations, des salades compos&#xe9;es comme on en lit pleins le journal, et les femmes qui faisaient bander mon ex-compagnon iraient se cambrer d&apos;excitation dans leurs plumards et en mouillerait les coussins et les draps de regrets pornographiques. Ce serait une consolation comme la t&#xe9;l&#xe9; en fait tous les soirs. Je voulais capitaliser Paul si il en venait &#xe0; se faire crever et &#xe7;a me faisait voir des nuages frapp&#xe9;s du sigle Dollar et Paul, en gras cochon de lait, planait avec eux dans mes r&#xea;veries p&#xe9;cuniaires. Puis un voile d&apos;actualit&#xe9; gris&#xe2;tre me ramenait &#xe0; mon caf&#xe9;, et je voyais Paul, le regard exorbit&#xe9; baver sur son pardessus.&lt;br /&gt;&amp;quot;-Tu te fais du mal, Paul. Pense &#xe0; ce qu&apos;on pourrait faire pour passer la journ&#xe9;e, t&apos;as tes nuits pour bander sans entrave.&lt;br /&gt;-J&apos;peux plus penser Hugues, j&apos;vais bient&#xf4;t percer mon pantalon.&lt;br /&gt;-Ce ne serait pas une trop grosse perte, va. H&#xe9;, pourquoi tu vas pas au Bois si t&apos;es si stress&#xe9; ? Tu pourrais empaler ce que tu veux.&lt;br /&gt;-J&apos;ai pas les moyens, h&#xe9;. Puis c&apos;est le tiers-monde l&#xe0;-bas, j&apos;veux pas bourrer une salope de russe.&lt;br /&gt;-Tu faisais moins l&apos;exigeant devant ta grosse Berta pourtant, hein ! Quand c&apos;est gratuit t&apos;es moins intransigeant...&lt;br /&gt;-Mais y avait de la magie l&#xe0; ! Elle m&apos;&#xe9;tait d&#xe9;vou&#xe9;e, et pour la vie si j&apos;me permettais l&apos;audace. Elle-m&#xea;me ne souhaitait rien de mieux qu&apos;un cur&#xe9;. J&apos;la limais tranquille, s&#xfb;r de mon empire.&lt;br /&gt;-T&apos;es le parfait couillon, si tu me permet. Tu poss&#xe9;deras jamais rien par la baise ! C&apos;est le sublime orgueil, niquer. Tu te dores tranquille &#xe0; l&apos;id&#xe9;e que tu vas poss&#xe9;der l&apos;autre, mais c&apos;est confiture ! rillettes. Dans l&apos;affaire c&apos;est bien toi qu&apos;est encul&#xe9;. Le miracle du co&#xef;t, c&apos;est bien de te d&#xe9;poss&#xe9;der de toi-m&#xea;me, pour un temps seulement, c&apos;est l&apos;aveu d&apos;impuissance m&#xea;me derri&#xe8;re le muscle vigoureux et les marauds qui le d&#xe9;mentent sont des cocus.&amp;nbsp; Voil&#xe0;.&amp;quot;&lt;br /&gt;Il en &#xe9;tait tout interloqu&#xe9; de mon emportement. &#xc7;a le f&#xe2;chait rouge, parce qu&apos;il comprenait pas tout mais se sentait forc&#xe9; d&apos;adh&#xe9;rer pour la m&#xea;me raison. Finalement il hoqueta : &amp;quot;Le co&#xef;t ?&amp;quot;&lt;br /&gt;&amp;quot;-C&apos;est par l&#xe0; que tu reconnais un auteur, il dit &amp;quot;co&#xef;t&amp;quot; parce que &amp;quot;niquer&amp;quot; c&apos;est vulgaire, bon pour le peuple.&lt;br /&gt;-T&apos;as pourtant rien d&apos;un auteur, observa Paul.&lt;br /&gt;-Je suis rien qu&apos;un singe, je mime les grimaces. Si &#xe7;a peut amuser la galerie c&apos;est b&#xe9;zef. Sinon je me fais rire tout seul, c&apos;est d&#xe9;j&#xe0; pas n&#xe9;gligeable.&amp;quot; Et toc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas conciliant, mon interlocuteur &#xe9;coutait pas trop, la matin&#xe9;e se barrait en un z&#xe9;nith trop lourd, trop suffoquant. Je le toisais, mais la d&#xe9;r&#xe9;liction me donnait des fourmis aux jambes et je suais &#xe9;norm&#xe9;ment. M&#xea;me devant la population informe de la connerie de Paul je me retrouvais &#xe0; faire la brasse tout &#xe0; fait seul dans la mare du d&#xe9;sœuvrement. Il voulait plus partager sa peine, alors il m&apos;a dit au revoir avec l&apos;exag&#xe9;ration &#xe9;blouissante d&apos;un adieu, et j&apos;ai serr&#xe9; sa grosse main et en une accolade il n&apos;&#xe9;tait plus qu&apos;une ombre parmi des milliers de fant&#xf4;mes anonymes. J&apos;ai repris un caf&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 24 Aug 2009 11:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Casse toi tu prends trop de place</title><dc:creator>slowmotion</dc:creator><link>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/07/03/14288287.html</link><category>divaguations</category><comments>http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/07/03/14288287.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://slowmotion.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14288287/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://slowmotion.canalblog.com/archives/2009/07/03/14288287.html</guid><description>&lt;p&gt;Mon lit ne sera jamais assez grand pour deux personnes. Un humain d&#xe9;gage trop de chaleur, un humain a la bougeotte, un humain ronfle, parle, bave en dormant, un humain ne manque pas de tourner en ridicule votre pyjama douillet, un foutu humain p&#xe8;te 11 fois en une nuit, gratuitement, et allez savoir quelles cons&#xe9;quences &#xe7;a peut avoir sur vos r&#xea;veries - pour ma part je ne parierais pas sur de l&apos;inspiration lyrique. A supporter tout ces d&#xe9;sagr&#xe9;ments, qu&apos;est-ce que vous r&#xe9;coltez ? au mieux, un app&#xe2;t maison de chair et de sang pour occuper les moustiques, ce qui est, je l&apos;admet, tr&#xe8;s rigolo, faire diversion en offrant un corps nu &#xe0; ces saloperies de vampires vaudrait presque une nuit d&apos;inconfort, &#xe0; condition que les piq&#xfb;res se comptent en dizaines, pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;autre probl&#xe8;me persistant, c&apos;est l&apos;auto-censure qu&apos;impose la pr&#xe9;sence du g&#xea;neur : ne plus bouger, ne plus g&#xe9;mir, s&apos;arr&#xea;ter de respirer bruyamment et se contenter de sa position initiale, m&#xea;me si elle vous bousille le bras, m&#xea;me si vous avez envie de chourer un coussin pour sauver un peu votre ersatz de confort ou &#xe9;touffer l&apos;importun. Pas vraiment les conditions id&#xe9;ales pour sombrer dans les bras de Morph&#xe9;e, qui ne s&apos;est jamais r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9;e aussi attirante, la vache. Du coup on se retrouve &#xe0; tester ces rituels &#xe0; la con sens&#xe9; pr&#xe9;cipiter le sommeil, genre le d&#xe9;compte des moutons, b&#xe9;&#xe9;h b&#xe9;&#xe9;h. Cette invention du genre humain devrait t&#xe9;moigner devant tous de la connerie de notre esp&#xe8;ce : quel est l&apos;abruti qui va s&apos;endormir en donnant dans l&apos;activit&#xe9; neuronale ? ce clich&#xe9; c&apos;est du sadisme parental savamment distill&#xe9;. Essayer s&#xe9;rieusement de dormir en vous concentrant sur du r&#xe9;el, et &#xe0; part constater que vous &#xea;tes une sombre merde vous allez surtout vous emmerder formidablement. Et si en plus vous vous figurez cinq secondes que votre voisin fais la m&#xea;me chose, vous risquez de ne jamais vous en remettre. Ce que la pr&#xe9;sence d&apos;un foutu humain vous rappelle continuellement, c&apos;est la position que vous occupez, par rapport &#xe0; lui d&apos;abord, &#xe0; toute l&apos;esp&#xe8;ce ensuite, puis au lit bien s&#xfb;r. Ce qui d&#xe9;cuple l&apos;envie de fuir et donc de dormir, tout en vous refilant assez d&apos;adr&#xe9;naline pour suer un peu plus et rester &#xe9;veill&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution dans ce cas, c&apos;est bien s&#xfb;r d&apos;&#xea;tre compl&#xe8;tement d&#xe9;fonc&#xe9;, ou bourr&#xe9;. Mais m&#xea;me, ce n&apos;est pas si simple. Apr&#xe8;s des joints, vous avez chaud, vous transpirez, de l&#xe9;gers vertiges vous donnent un air rubicond ou abruti selon votre chance inn&#xe9;e, et derri&#xe8;re l&apos;apparente douceur de vos sensations g&#xe9;n&#xe9;reusement anesth&#xe9;si&#xe9;, votre cerveau semble d&#xe9;border, vos sensations s&apos;excitent, vous sentez battre votre cœur rageusement et entendez votre respiration. Le calme ne suffit plus, l&apos;int&#xe9;r&#xea;t se recroqueville sur l&apos;imagination, vous d&#xe9;liez vos d&#xe9;lires sur la toile de fond flout&#xe9; de votre taux de THC... vos veines palpitent, vos tempes battent une nouvelle mesure, vous voyez un &#xe2;ne m&#xe2;cher des &#xe9;toiles dans la poche d&apos;un Roi... vous en oubliez de dormir. A partir de l&#xe0;, mieux vaut ne pas oublier que le dormeur d&apos;&#xe0; cot&#xe9; n&apos;en a probablement rien &#xe0; foutre de vos visions ridicules. En revanche, si vous &#xea;tes pench&#xe9; sur la bouteille, la chance peut vous sourire. Vous pouvez presque &#xea;tre sur que vous allez oublier votre acolyte (en esp&#xe9;rant que ce ne soit pas sous du vomi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On passe un tiers de sa vie &#xe0; roupiller poing ferm&#xe9;s, &#xe0; brasser du vent en forme de r&#xea;ve, dessins anim&#xe9;s mal-&#xe9;crits qu&apos;on comprendra jamais comme il faut, et &#xe0; fuir une journ&#xe9;e avec soulagement et s&#xfb;ret&#xe9; en sachant parfaitement qu&apos;une autre suivra juste derri&#xe8;re. Et le lit se pose l&#xe0;, rectangle au moelleux d&#xe9;lectable, espace rassurant o&#xf9; se calfeutrer, exil infiniment renouvelable soirs apr&#xe8;s soirs, le si&#xe8;ge central de notre vie que l&apos;on scrute l&apos;air de rien &#xe0; travers le noir envahissant des stores baiss&#xe9;s, refaisant toujours en sens inverse, par la technique contre factuelle, le sens de nos actions, quelque part entre les onze pets que le sommeil ne retiendra pas longtemps et la qu&#xea;te infinie de la position id&#xe9;ale, cette putain de panac&#xe9;e. Et apr&#xe8;s, vous trouverez des moralisateurs affam&#xe9;s de slogans accrocheurs pour vous demander avec insistance et postillons de prendre position ! si vous vous coltinez une insomnie, on ne vous en voudra pas de fumer l&apos;enquiquineur. &amp;quot;Prend position ! -Mais je fais que &#xe7;a !&amp;quot; Et c&apos;est s&#xfb;rement l&#xe0; que t&apos;en viendras &#xe0; la conclusion que son cerveau ne s&apos;est jamais r&#xe9;veill&#xe9;, vraisemblablement. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 03 Jul 2009 20:32:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>